En IPv4, il existe deux manières d’avoir des adresses. Les adresses PA (Provider Agregate) suivent la hiérarchie décrite précédement (IANA->Registre->Opérateur->client). Elles ont l’avantage de réduire la taille des tables de routage dans le coeur du réseau puisqu’un opérateur n’a pas à lister l’ensemble des clients, mais uniquement donner son préfixe. Par contre dès que l’on veut changer d’opérateur, ou que l’on veut être connecté à plusieurs opérateurs (multi-domiciliation), les adresses PA sont moins efficaces. Les adresses PI (Provider Independant) peuvent provenir de différentes sources : si un site a obtenu ses adressses avant 1994, ou s’il veut pour des raisons de multi-domiciliaition être indépendant des opérateurs. Cela procure plus de souplesse, mais sature les tables de routage de l’Internet.

En IPv6 une autre approche est testée : une machine aurait une adresse globale par fournisseur d’accès. Si sur le papier l’idée est intéressante, elle bloque sur plusieurs problèmes protocolaires qui ne sont pas résolus. La solution demander un préfixe PI. C’est possible aux États-Unis ou en Asie, mais pas en Europe.

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